mardi 18 juillet 2017

La morsure du vampire, Tome 1 : Désirs nocturnes - Laura Kaye


La morsure du vampire, Tome 1 (Désirs Nocturnes) de Laura Kaye
Lu en Ebook
Edition Harlequin
 
- Tu peux partir, répéta-t-il en lui montrant ses canines étirées.
-  Sûrement pas ! s’écria Liam, perdant brusquement son obséquiosité. Tu es sûr de vouloir te battre ? Ils n’en étaient pas venus aux mains depuis une éternité. Le roi soutint le regard de Liam un long moment, mais finit par reculer. Liam se détendit.
- Où est-elle ?
- Partie. Kael sentit un poids s’abattre sur ses épaules et baissa les yeux. Tout allait de travers. "

Synopsis : Tremblante de crainte et d’excitation mêlées, Shayla, tête baissée, attend que Kael, le roi des vampires, ait fini de la scruter de son regard froid et hautain. Eduquée depuis l’enfance pour ce jour unique où elle lui offrira son sang et sa virginité, elle sait qu’une fois le rite accompli le beau souverain l’oubliera aussitôt. Mais, en levant les yeux, elle tressaille et sent un espoir fou l’envahir. Car dans le regard de Kael elle a perçu une lueur de désir aussi troublante qu’inattendue.
 
Mon Avis : Une première nouvelle pour moi qui est plutôt décevante.
 
Si on laisse de côté le grotesque de la romance de cette nouvelle, le fond de l'histoire en lui-même, c'est à dire le combat entre les vampires et les Mangeurs d'Âmes aurait pu être intéressant s'il avait été plus exploité. L'auteur nous aguiche en nous relatant brièvement ces clans opposés, sans entrer dans les détails de la confrontation. On plante le décor de manière très simpliste, mais ce sujet est rapidement relayé au 123 ème plan derrière une romance à la guimauve périmée : trop sucrée, trop simple et trop rapide à mon goût.
 
Je ne sais même pas si l'on peut parler de romance à proprement parler. C'est d'abord en tant qu'objet qu'arrive Shayla. Je ne suis peut-être pas une féministe accomplie, mais qu'une femme puisse dépeindre un métier (un métier ?), aussi dévalorisant pour une femme me dépasse. Shayla s'est donc enrôlée volontairement dans une sorte d'école qui lui apprend à devenir une Offerte aux vampires. En gros, ils boivent son sang, ils couchent avec, elles peuvent parfois porter des enfants qui seront des guerriers vampires plus tard, et puis voilà tout. Simple comme bonjour. Quelques fois, ces humaines peuvent s'unir aux vampires lorsqu'il y a coup de foudre et Ô comble de la comblerie, il y a coup de foudre entre Kael et Shayla. Passons.
Je disais donc, je ne peux pas dire qu'il y a romance à proprement parler. C'est d'abord plus une attirance sexuelle et physique que de la véritable romance. Il n'y a pas de séduction, pas de découverte de l'autre sauf sous la ceinture. Je crois au coup de foudre oui, mais les faits sont décris de telle manière que tout semble bâclé et écrit à la va-vite. Je n'ai pas cru une seconde au couple Kael/Shayla. Les dialogues entre les deux tourtereaux se résument à "je t'aime mon amour" alors qu'ils se connaissent depuis une heure, ou à "j'ai envie de toi".
 
Il manque de l'action dans cette nouvelle, de l'enchaînement. Ce premier tome se déroule sur une journée voire deux, avec quelques flash back de la vie de Shayla. On apprend par exemple que sa sœur a été tué par les Mangeurs d'Âme et que c'est pour cette raison qu'elle a décidé d'entrer dans cette école et de devenir une Offerte aux vampires.
Ce manque d'enchaînement a gêné un peu ma lecture, mais le format de la nouvelle soulage d'un ennui car le livre se termine vite.
 
Les personnages ne sont guères développés. C'est bien dommage, car il y avait matière à faire. On ne sait pas grand chose du couple principal et encore moins des frères d'armes de Kael. Ce manque d'informations donne l'impression d'une histoire bâclée au plus au point.
 
 Pour conclure, non ce premier tome n'a pas été une riche découverte malgré la facilité de la lecture. Je le conseille plutôt à quelqu'un qui souhaite absolument une lecture détente à 100% et très rapide sans avoir envie d'une histoire complexe et approfondie. Passez clairement votre chemin si vous devez acheter cet ebook. Il n'en vaut pas la peine à mes yeux. Le développement manque, les actions manquent et l'histoire manque de réalisme pour être crue.
 
Ma Note : 03/20

Breathing, Tome 1 : Ma raison de vivre - Rebecca Donovan


Ma raison de vivre, Tome 1 (Breathing) de Rebecca Donovan
Lu en Ebook
Edition PKJ
 
" - Qu'Est-ce qui te fais rire ?
- Je ne peux pas parler de ça avec toi. C'est trop bizarre.
- Parler de sexe, c'est bizarre ?
- C'est parler de sexe avec toi qui est bizarre, ai-je précisé, de plus en plus nerveuse. Est-ce qu'on peut changer de sujet ?
- Donc tu n'as jamais ... a-t-il commencé.
- Evan !
- Visiblement pas, a-t-il conclu d'un ton calme.
- Et toi si ? ai-je répliqué sans même réfléchir.
- Je croyais qu'on ne devait plus parler de ça ...
- Exact. "

Synopsis : - Et si je ne veux pas être ami avec toi?
 - Alors nous ne serons pas amis.
- Et si j'ai envie d'être plus qu'un ami?
- Alors nous ne serons rien du tout.
 
Emma a tout fait pour empêcher Evan d'entrer dans sa vie. Non pas parce qu'il la laisse indifférente, bien au contraire, mais parce que personne ne doit savoir. Savoir qui elle est vraiment, quelle est son histoire et, surtout, ce qui l'attend tous les soirs, quand elle rentre chez elle...
 
Mon Avis : Un excellent livre sur le quotidien de la jeunesse sous ses plus beaux et plus sombres jours.
 
En compagnie d'Emma, de sa meilleure amie Sara et du fameux Evan, j'ai passé un très très bon moment. Je me suis laissée entraînée au grès des pages dans le quotidien brutal d'une adolescente victime de violence domestique mais allumée d'un espoir énorme.
Malgré quelques passages un peu "creux" (j'entend par là un discours un peu niais, mais peu présent), la plume de Rebecca Donovan nous contraint à poursuivre notre lecture jusqu'à épuisement des pages. J'ai ressenti tout un tas d'émotions aux fils des pages, la gaieté, la colère, l'angoisse, l'appréhension et la joie au gré de la vie d'Emma.
La prose touchante de l'auteure nous fait à peine découvrir l'univers d'Emma (très aguicheur pour continuer avec le tome suivant). Je me suis posée une multitudes de questions sans trouver de réponse dans ce premier tome, j'espère en avoir les réponses par la suite c'est en grande partie pour cela que je vais pas tarder à me jeter sur le tome suivant.
Outre le suspens et les mystères autour de la vie d'Emma, l'auteur met en lumière des personnages attachants, drôles et intéressants.
 
Rebecca Donovan a donné vie à des personnages puissants aux vies complexes. Aucun d'entre eux n'est lisse et chacun possède ses propres secrets et ses propres difficultés. Elle a réussi à décrire la réalité de la vie avec eux, sans tomber dans la morosité ou dans l'ennui pour ses lecteurs.
Je ne saurai dire quel est mon personnage favoris. J'ai beaucoup aimé Emma, qui ne désire pas être mise en lumière mais qui vit plutôt dans son monde pour se protéger. Néanmoins cette jeune fille possède un caractère incroyable compte tenu de ce qu'elle subit au quotidien. Elle ne se laisse pas emporter par la colère ou la méchanceté malgré les coups et l'acharnement dont sa tante fait preuve.
Sara est pour moi le personnage le plus stéréotypé et pâle de ce premier tome. On ne sait pas grand chose sur elle ou sa famille mis à part que son père occupe un poste important, qu'elle vit de manière aisée, qu'elle est assez populaire et qu'elle adore Emma. Elle est assez mature pour son âge, ce n'est pas non plus le stéréotype de la meilleure amie trop canon et folle de tous les mecs qu'elle croise, elle peut-être extravagante ou sur la réserve mais son amitié sans faille pour Emma est très beau à lire. On sent qu'il y a un lien très fort entre elle et l'auteure n'a pas besoin d'en faire des tonnes pour que l'on s'imagine leur relation.
Evan a tout du petit ami idéal. Il ne lâche pas l'affaire alors qu'Emma le repousse plus d'une fois, il est drôle, attachant, tendre et disponible. Bref le petit ami idéal je le disais. Du côté de la vie d'Evan, j'ai aussi senti comme un voile mystérieux. Sa famille n'a pas encore été bien dévoilée et lorsqu'il propose à Emma de s'en aller sans un regard en arrière, j'ai senti comme quelque chose de louche. Est-ce que Evan nous cache quelque chose ?
 
Même si ce premier tome aborde le quotidien d'adolescents, l'angle pris par l'auteur est assez dur. Les violences domestiques faites sur Emma (sans que l'on comprenne bien pourquoi d'ailleurs) sont à la limite du supportable. On peut se poser la question de responsabilité des adultes dans la construction des enfants. Mais heureusement, Emma est forte et attend patiemment sa liberté future avec la fac. Cette vie menacée à chaque instant pimente encore un peu plus l'histoire et laisse planer un suspens étouffant.
 
Pour conclure, c'est un premier tome envoûtant, touchant mais difficile. J'ai hâte de pouvoir lire la suite et de découvrir les autres rebondissements dans la vie d'Emma et des siens. Pourvu que l'on en découvre plus sur elle !
 
Ma Note : 17/20

lundi 17 juillet 2017

Carrie - Stephen King


Carrie de Stephen King
Lu en Ebook
Edition Le Livre de Poche
 
- Hé face de pet ! Carrie la bigote ! Carrie prise d'une rage subite, lui lança un regard furieux. La bicyclette oscilla sur ses petites roues stabilisatrices et s'abattit sur le côté. Tommy se mit à hurler, le vélo lui était tombé dessus. Carrie continua à marcher, le sourire aux lèvres. A ses oreilles, les glapissements de Tommy faisaient l'effet d'une suave musique. "

Synopsis : A dix-sept ans, solitaire, timide et pas vraiment jolie, Carrie White vit un calvaire, victime du fanatisme religieux de sa mère et des moqueries incessantes de ses camarades de classe. Sans compter ce don, cet étrange pouvoir de déplacer les objets à distance, bien qu'elle le maîtrise encore avec difficulté...
Un jour, cependant, la chance paraît lui sourire. Tommy Ross, le seul garçon qui semble la comprendre et l'aimer, l'invite au bal de printemps de l'école. Une marque d'attention qu'elle n'aurait jamais espérée, et peut-être même le signe d'un renouveau ! Loin d'être la souillonne que tous fustigent, elle resplendit et se sent renaître à la vie. Mais c'est compter sans l'aigreur et la mesquinerie des autres élèves. Cette invitation, trop belle pour être vraie, ne cache-t-elle pas un piège plus cruel encore que les autres ?
 
Mon Avis : Mon tout premier Stephen King, et le tout premier roman de Stephen King. Je m'en faisais déjà tout une montagne, attendant que l'homme rentre pour pouvoir le lire, rassuré de sa présence. Je me voyais déjà refermer le livre toutes les 5 pages pour cause une peur terrifiante du texte. Comment peut-il en être autrement du maître de l'horreur ?
Même si j'ai bien aimé le livre dans son ensemble je dois dire que je suis extrêmement déçue.
 
Ne connaissant pas le style de l'auteur, j'ai peut-être un peu trop fantasmé sur cette première fois. J'ai trouvé le texte habilement tourné, on est plongé dans l'histoire. On visualise même très bien les paysages et les actions. Cependant, je n'ai pas été subjuguée. Je n'ai pas été parcourue de frisson, ni d'appréhension. Certains passages traînent même un peu en longueur notamment sur les descriptions. J'ai du en relire quelquefois, car je ne comprenais pas le sens du texte (traduction ?). Le maître de l'horreur m'a laissé de marbre. Ou presque. Mais je ne m'attendais pas à si peu d'attraction.
 
Je ne sais pas si l'on peut parler du harcèlement comme le thème central. C'est un peu plus complexe que cela. Il y a harcèlement car il y a bizarreries, différences. Et il y a bizarreries car il y a une volonté d'expier les péchés et de plier Carrie à la pratique d'une religion. Le point de départ serait donc la religion pratiquée de manière fanatique, avec pressions mentales et physiques. Cet enseignement rend Carrie différente des autres, à l'écart. Et quand on se met à l'écart il n'y a que deux possibilités : on est totalement invisible aux yeux des autres ou on devient leur cible. Et malheureusement pour Carrie, elle est la cible des autres depuis toujours.
 
La religion est le centre de vie de Carrie et de sa mère. Celle-ci se considérant comme impure car ayant succombée à la tentation de chair et donné naissance à Carrie, elle l'élève donc dans le plus strict devoir d'une pieuse. Non seulement c'est l'enfant du péché, mais elle possède aussi un don ou aux yeux de sa mère, une profonde malédiction : elle peut, par la simple penser, faire bouger les objets.
Etre une femme est, dans l'esprit de Carrie et de sa mère, déjà un péché. La femme est la représentante du péché, de l'être faible, punie par Dieu pour avoir succombé malgré Ses interdictions. Carrie ne se représente pas ce qu'est une femme, ce que subit le corps d'une femme notamment à l'adolescence. Et l'âge de l'adolescence, c'est aussi l'âge bête pour certaines. L'âge des moqueries, alors que le corps et l'esprit sont en pleine quête d'une identité. La féminité est donc condamnable, mais son corps lui rappelle ce qu'elle est. Et commence alors la descente aux enfers de Carrie.
 
  L'alternance des points de vue dans ce bouquin sont intéressants. Nous avons des résultats d'enquêtes, l'auditions de plusieurs témoins ou encore des extraits de livre parus suite aux évènements. Ils permettent d'en savoir plus au moment des faits et surtout de ce que sont devenus les survivants.
Cela dit, malgré quelques bon éléments dans ce récit qui était quand même à l'époque un pari risqué pour l'auteur, j'ai trouvé l'histoire plate. Carrie se fait continuellement harcelée, découvre son don, et à partir de ce moment elle se transforme en bombe atomique au sens premier tu terme et dévaste tout sur son passage. Point final. Malgré ce manque de relief, la plume de l'auteur en elle-même est géniale, nous fait adhérer aux faits alors qu'ils sont en grande partie de la science-fiction. Hâte de lire d'autres King, que j'espère plus sombre.
 
Ma Note : 11/20

mercredi 12 juillet 2017

Percy Jackson, Tome 1, Le Voleur de foudre - Rick Riordan


Le voleur de foudre, Tome 1 (Percy Jackson) de Rick Riordan
Lu en ebook
Edition Albin Michel
 
Je me suis tourné vers Annabeth, m'attendant à la voir rire de cette face qu'ils me faisaient, mais elle avait l'air terriblement sérieuse.
- Je ne dis pas bonjour à un caniche rose, ai-je protesté. Laisse tomber.
- Percy, a dit Annabeth. J'ai dit bonjour au caniche. Tu dis bonjour au caniche.
Le caniche a grondé de plus belle.
J'ai dis bonjour au caniche. "

Synopsis : Etre un demi-dieu, ça peut être mortel... Attaqué par sa prof de maths qui est en fait un monstre mythologique, injustement renvoyé de son collège et poursuivi par un minotaure enragé, Percy Jackson se retrouve en plus accusé d'avoir dérobé l'éclair de Zeus ! Pour rester en vie, s'innocenter et découvrir l'identité du dieu qui l'a engendré, il devra accomplir sa quête au prix de mille dangers.
 
Mon Avis : Ne jamais, Ô grand jamais, lire un livre après avoir vu son adaptation cinématographique. C'est une insulte au livre, à son auteur, et à ma conscience. Quand mon homme m'a choisi ce livre (oui, oui, je l'avoue, je met mes 10 livres à lire de ma PAL et je lui demande un chiffre) je me suis dis : je vais m'ennuyer, j'ai vus le film et je l'ai apprécié. Alors quoi ? Et bien je dois dire que le film n'a pas grand chose à voir avec le livre, si ce n'est les passages les plus importants ... Sinon rien.
 
Du côté de l'écriture on ressent clairement le public jeunesse ciblé. Mais je le savais quand j'ai commencé ce livre et c'est aussi pour cela que je tiens à le souligner : on ne nous ment pas. Ce livre ne cherche pas à se faire passer pour un bouquin pour adulte avare de mythologie grecque, la plume tient ses promesses néanmoins en nous faisant entrer dans le monde complexe des Dieux de l'Olympes. Néanmoins, certains passages ont été un tantinet trop "jeunesse", je m'attendais à un dialogue de niveau constant tout au long du livre, mais quelques extraits ont pour moi été trop loin, trop nunuche. Mais ce n'est qu'un détail
Difficile de s'y retrouver dans cette mythologie. Tout le monde a fait des enfants avec tout le monde, ça créer des disputes, parfois même des cataclysmes et même des passages très gore que je ne peux pas citer ici. Cependant, ce premier tome nous plonge dans cette ambiance mystérieuse de la découverte de ce monde ancien et mythique. Là où je trouve que l'auteur a fait fort, c'est qu'il met en avant des personnages mythologiques pas forcément connus (je pense à la mère de Chimère) alors qu'il aurait très bien pu s'arrêter à la base des bases : les Titans, les Dieux, quelques monstres comme Cerbère ou les Furies, et puis voilà. Non il y a une véritable volonté de nous faire découvrir la mythologie grecque, et comme j'en suis une très très très grande fan, j'approuve, je Like et je Surlike !!
De plus, quand ce livre est sorti (en VO il y a quand même 12 ans..) ce n'était pas un thème très répandu dans la sphère bibliographique (ça ne l'est toujours pas d'ailleurs ..). Donc un grand merci à l'auteur pour ses recherches et pour nous les avoir fait partager en nous entraînant dans les aventures d'un enfant devenu héros mais aussi pour avoir su mêler magie, mythologie, actions et notre monde traditionnel avec doigté.
 
Percy Jackson est donc devenu malgré lui un héros. Ou le début du début d'un héros. Comprenant qu'il est différent des autres garçons de son âge, il entre donc dans un camp de vacances spécial, où sont parqués les différents rejetons des Dieux. Avec ses deux acolytes, il mène une quête que s'il ne réussi pas, risque de déclencher une guerre céleste et d'anéantir la Terre.
Voilà donc un résumé hyper résumé du livre. Percy est censé n'avoir que 12 ans dans le livre, cependant si cela n'avait pas été mentionné, je lui aurais plutôt donné 17 ans. C'est un jeune garçon avec du tempérament, du courage et de l'audace. Loin d'un gamin. De plus, l'auteur a fait en sorte qu'il soit maître de l'histoire, en parlant à la première personne et même en nous mettant en garde dès le début du récit. Pourtant Percy a aussi des défauts. Il est plutôt fonceur, réfléchi peu quand on l'asticotte trop, et grâce aux Dieux, ses deux amis lui sont complémentaires et tous les trois se sortent des situations des plus terribles.
Annabeth est la plus réfléchi des trois (merci maman), taillée pour la bataille grâce à ses dons de stratégie, elle permettra à ses deux comparses d'échafauder des plans pour parvenir à leurs fins. Pas nunuche pour deux sous (et c'est à souligner compte tenu du nombre de personnages féminins à la guimauve coulante et dégoûtante que l'on peut trouver à présent dans nos librairies). A voir comment ce personnage va évoluer dans les prochains tomes, et j'espère en découvrir plus par la suite sur cette demoiselle.
Grover, c'est le troisième de ce trio de petits héros, mais c'est aussi mon chouchou. Assez maladroit, gourmand, sympathique et rieur, c'est le personnage détente par excellence et l'ami que l'on voudrait tous avoir. Malheureusement pour moi, à la fin de ce premier tome Grover disparaît dans le monde des mystères afin de mener sa propre quête mais j'espère sincèrement le revoir dans les autres tomes. Il va me manquer.
 
Question actions, ce livre en est plein ! Percy nous entraînent dans de nombreux lieux mythiques des USA, où les embûches et le danger ne manqueront pas. Même si quelques passages sont un peu trop immatures pour moi, dans l'ensemble ce livre tient bien ses promesses et nous donne envie de continuer à découvrir les aventures de Percy. Petit bémol néanmoins pour la fin du livre et Percy. J'ai trouvé que cette fin manquait d'intérêt pour Percy. Pas tellement de suspens, pas tellement d'envie de se jeter sur le deuxième tome pour découvrir ce que va faire Percy. J'aurais même plus envie de le lire pour Grover et Annabeth. Dommage Percy.
 
Pour conclure, un premier tome détente/apprentissage sur la mythologie. L'auteur ne cherche pas à nous bombarder d'informations et nous passons un très bon moment avec cette petite troupe où les actions et les évènements s'enchaînent à une vitesse folle.
 
Ma Note : 16/20

lundi 10 juillet 2017

Samantha, ou le chemin de l'amour est pavé de psychopathes, Tome 1 - Louisa Méonis


Samantha, ou le chemin de l'amour est pavé de psychopathes , Tome 1 (Samantha, ou le chemin de l'amour est pavé de psychopathes) de Louisa Méonis
Lu en Ebook
Edition Harlequin
 
" - J'en reviens pas. T'as perdu mes chaussures !
- Je ... Je suis désolée, je bégaie, encore légèrement ivre.
- C'est des Prada ! Des Prada ! Putain tu as perdu mes Prada ! crie-t-elle en tournant en rond les bras levés au ciel. "

Synopsis : Moi, c’est Samantha, et ma vie, c’est pire que le rayon chocolat la veille de Noël. Avant, je m’ennuyais. Avant, j’étais seule. Avant, je rêvais d’une vie sexy et trépidante de super héroïne forte-à-l’extérieur-mais-fragile-à-l’intérieur. En fait, j’étais complètement stupide. Car maintenant, mes souhaits ont été exaucés, et c’est un sacré bordel. La grande disette sentimentale est enfin terminée mais il se trouve que mon nouveau mec est un peu… bizarre. Du genre à avoir des petites manies étranges qui me font me demander s’il ne découperait pas des gens à la hache au lieu de colorier des mandalas pour se détendre. Mais c’est aussi un dieu du sexe et mon nouveau distributeur à orgasmes. Alors, bon, hein, après tout, personne n’est parfait, non ?
 
Mon Avis : Après cette chronique, me voilà totalement à jour côté lecture. Et je vais vous parler de ce premier volet de la saga de Louisa Méonis, un tout petit premier tome (en ebook il ne faisait pas plus de 80 pages). Un premier tome déjanté, mais un peu bâclé pour moi.
 
Commençons par le côté déjanté de ce premier tome. Je ne l'ai lu qu'en quelques heures, et ce qui en ressort en premier c'est qu'il y a du mouvement ! Samantha est un peu la Tangyuiette (comme elle le dit elle-même) du XXI ème siècle : relation amoureuse 0, travail 0, relation sociale mis à part avec sa meilleure amie 0 et retour chez papa et maman pour dettes. Et Samantha commence sérieusement à désespérer de la situation. Les couacs s'enchaînent à vitesse grand V mais l'humour de notre personnage principal nous assure sa sympathie et nous font défiler les pages.
 
Samantha n'aime pas les êtres humains. Elle supporte à peine ses parents et sa meilleure amie mais pour le reste on repassera. Les enfants sont pour elle le pire des fléau, surtout quand on travaille face à la clientèle. Mais Samantha a un talent caché : elle joue bien la comédie. Pour continuer dans sa routine, elle enchaîne donc les sourires forcés, les amabilités sauf face à sa sœur pour qui elle voue une petite rancune (et par petite je veux dire, un véritable culte à la haine) car madame est Miss Perfection (pourquoi son mari le SuperCanon l'a épousé déjà ?).
 
Toutefois, il est dommage que ce premier tome sorte peu de l'ordinaire. Personnage principal moins "avantagé" physiquement que sa CanonDeMeilleureAmieTropBelleQuiSeTapeDesSupersMecs, maladroite, un brin vulgaire, des situations cocasses mais creuses, un synopsis qui nous promets de la romance sans qu'elle ait réellement débuté dans ce premier tome .. Tout est déjà vus, il n'y a rien de nouveau. Le personnage de Samantha est oui, distrayant, loufoque et déjanté, mais sans touche personnelle, pour ma part, de l'auteur. Il n'y a pas d'avancée pour moi de côté-là. Surtout l'arrivé de ce bellâtre ténébreux, dont on connaît à peine le nom et qui retrouve Samantha comme par magie. Ces retrouvailles auraient pour moi, eu besoin d'un peu plus d'explications pour être crédibles. Leur début d'histoire est trop vite expédiée, trop peu dévoilée.
 
Néanmoins n'importe quelle femme pourra s'identifier dans au moins l'une des situations que vit Samantha dans ce tome. La narration est fluide, les actions s'enchaînent bien avec une bonne couche d'humour. N'ayant pas lu la série Lola du même auteur, je ne peux pas comparer avec celle-ci, bien que des avis parlent d'une "suite".
A voir si dans le prochain tome, la trame se dévoile un peu plus mais pour celui-ci j'avoue rester sur ma faim.
 
Ma Note : 11/20

Tous nos jours parfaits - Jennifer Niven


Tous nos jours parfaits de Jennifer Niven
Lu en Ebook
Edition Gallimard Jeunesse
 
" Je me connais assez pour savoir que personne ne peut me tenir éveillé, m'empêcher de sombrer dans le Grand Sommeil. Ca ne tient qu'à moi. Mais bon sang, que cette fille me plaît. "

Synopsis : Quand Violet et Finch se rencontrent, ils sont au bord du vide, en haut du clocher du lycée, décidés à en finir avec la vie.
Finch est la "bête curieuse" de l'école. Il oscille entre les périodes d'accablement, dominées par des idées morbides et les phases "d'éveil" où il déborde d'énergie. De son côté, Violet avait tout pour elle. Mais neuf mois plus tôt, sa sœur adorée est morte dans un accident de voiture. La survivante a perdu pied, s'est isolée et s'est laissée submerger par la culpabilité.
Pour Violet et Finch, c'est le début d'une histoire d'amour bouleversante: l'histoire d'une fille qui réapprend à vivre avec un garçon qui veut mourir.
 
Mon Avis : Attention .. Si vous cherchez un livre émouvant, qui vous ferra verser une petite (ou des tonnes au choix) larme, alors n'aller pas plus loin, vous avez trouvé la perle rare !
 
  J'ai eu du mal à dépasser les cinq premières pages .. Je l'avoue. J'ai du m'y reprendre à trois fois .. Ce que je ne comprend pas. Mais une fois la mer redevenue calme, je me suis laissée embarquée dans un sublime roman. Même s'il est vrai qu'il est plutôt adressé à un public jeune (quoi que ..) le thème du suicide est central et donc, assez dur. Les nombreux rebondissements font défiler les pages à une vitesse folle .. *SPOILER* Passez votre chemin si vous vous attendez à un Happy End. *FIN SPOILER*

  Nous entrons directement dans la vie de Finch et de Violet. Lui, le cygne noir du lycée, l'élève perturbateur et sûrement perturbé, sauve Violet, une des filles populaires du lycée. De là, le charme opère. Mais les démons de Finch refont surfaces et menacent de tous gâcher entre eux.

  Les deux personnages principaux mettent en scène un sujet parfois difficile à aborder dans la vie de tous les jours : le suicide. De nombreux adolescents en souffrance ont déjà fais une TS et Finch est l'incarnation de ceux-ci. Mis à l'écart, peu de relation sociale, des railleries en tous genres, élève perturbateur à l'école .. Il accumule les problèmes. Et comme pour toutes les personnes qui ont connues ou connaissent ce sentiment, Finch possède une force de caractère incroyable. Il a tendance à laisser couler et ne s'embarrasse pas de ce que l'on peut penser de lui. Mais ce comportement à un revers de médaille : Finch chasse ses démons comme il le peut, essaie des les maintenir à distance par le sport et les comportements excessifs : bagarres, humeurs changeantes etc. Nous voyons que le personnage en début de roman est prêt à lâcher prise, à s'abandonner à la noirceur qu'il croit en lui. Et puis petit à petit, la lumière prend place, grâce à la belle Violet.
Violet est à l'opposer de Finch. Elève plutôt studieuse, assez populaire dans le lycée, elle a de nombreux amies. Mais elle cache au fond d'elle une blessure qu'elle ne parvient pas à cicatriser : le décès de sa sœur dont elle se sent responsable. Néanmoins, ces deux-là vont se compléter et comprendre la douleur de l'autre sans aucun jugement.
Les deux personnages sont bien distincts et pourtant, s'accordent parfaitement.

  Le récit est donc basé sur les aventures de nos deux personnages. Tour à tour, ils deviennent le narrateur de l'un des chapitres du livre. Cette mise en page nous permet de d'avoir leur avis propre sur les situations qu'ils vivent et sur ce qu'ils ressentent.
En parlant d'émotions, ce livre nous entraîne telles des montagnes russes, sur quatre à cinq pages tout n'est que bonheur et amour, les cinq suivantes tout est bouleversé par un évènement.
La plume de l'auteur est entraînante, tantôt juvénile, tantôt plus adulte et qui pousse à la réflexion.
 
  L'histoire fait rêver, mais certains sujets nous ramène parfois à la triste réalité du monde. Un roman puissant et émouvant qui pourrait permettre d'aborder en famille le suicide, le harcèlement scolaire ou encore les violences conjugales.
 
Ma Note : 18/20

samedi 8 juillet 2017

Un monde pour Clara - Jean-Luc Marcastel


Un monde pour Clara de Jean-Luc Marcastel
Lu en Ebook
Edition Black Moon
 
" Vivre n'est pas un crime, et le monde n'a de beauté que si tu en fais partie, si nous, les hommes , en faisons partie. "

Synopsis : 2027. En France.
Après une catastrophe nucléaire succédant à tant d’autres, l’écologie est plus que jamais au centre des préoccupations.
 Les Enfants de Gaïa est une puissante secte extrémiste qui mêle discours écologiste et spiritualité. Diane, dont la jumelle Clara est morte suite à cette catastrophe, participe, avec son meilleur ami Léo, à l’une de leurs manifestations anti-nucléaire. Mais la marche pacifique tourne au combat de rue, et Diane, grièvement blessée, tombe dans le coma…Dix ans plus tard, la jeune fille se réveille. Pendant son sommeil, le monde s’est transformé.
 Les Enfants de Gaïa sont à la tête du pays. Ils sont tout puissants. Et ils ont fait de Néo Lutécia, construite sur les ruines de Paris, la cité écologique idéale. Diane y retrouve Léo, désormais lieutenant de la secte. Elle apprend qu’elle est devenue l’icône de la Révolution Verte, une incarnation vivante de Gaïa aux yeux de ses fidèles et découvre un nouveau monde bien loin de celui dont Léo et elle avaient rêvé…
 
Mon Avis : En lisant le synopsis de ce one-shot je n'ai pas été emballée du tout. Je me voyais déjà, au bout de la cinquantième page accusatrice de l'homme "moderne" et "hyghtech", lever les yeux au ciel en signe de reddition. Et je dois avouer, après lecture de ce livre, qu'il n'en est rien, j'ai passé un agréable moment avec Diane et le monde façonné par Jean-Luc Marcastel.

Cette histoire est celle de Diane, dont la sœur est décédée des suites d'une catastrophe nucléaire. Petit à petit, elle se rapproche avec son ami Léo, d'un groupe écologiste qui rêve de bâtir une cité verte, où l'homme vivrait en harmonie avec la nature au lieu de la détruire par la surconsommation et la surproduction.
Laissons de côté la nature dystopique de ce livre. L'auteur aborde le sujet de l'écologie dans le sens le plus extrême du terme. Revenir aux bonnes vieilles méthodes en lien avec la nature dans une idéologie de la respecter. Au début du livre, je me suis dit : ça me paraît beau, faisable, réalisable et nous en viendrons. Mais au fur et à mesure de l'avancée de ma lecture j'ai aperçus le chemin que voulait nous montrer l'auteur.
Oui l'idée de départ est bonne - être plus en accord avec la nature, mieux la respecter, mieux la comprendre - mais l'égo et la nature même de l'homme perfidie la moindre de ses idées. Et c'est exactement ce que cherche à nous montrer Jean-Luc Marcastel. Cette nouvelle société, créé pour vivre mieux se transforme en prison où les plus riches bénéficient de tout le confort souhaitable, tandis que les plus pauvres ou ceux qui ne respectent pas au pied de la lettre les commandements sont dans la misère la plus totale. La meilleure des volontés n'empêchera jamais l'Homme de tout détruire pour sa simple ambition.
De plus, l'auteur fait assez quelques parallèles avec les commandements de sectes. L'idéologie de ce bouquin mène les hommes à réinventer complètement leur mode de vie, et pour les faire adhérer à celui-ci, le créateur de Gaïa met en avant le mysticisme au travers de Diane. Elle sera la "réincarnation vivante" de Gaïa, la Mère Nourricière. Cette secte se servira donc de Diane pour consolider son emprise sur le peuple.
 
Outre ce développement assez surprenant et changeant qui donne un vent de fraîcheur aux dystopie, le personnage de Diane est intéressant. On sent une évolution chez la jeune femme, qui est la base plutôt timide et réservée puis qui prend de plus en plus d'assurance. Elle agit malgré ses peurs, elle réfléchit par elle-même et ne se laisse pas dicter sa conduite. C'est une femme indépendante et forte qui se battra pour sa liberté.
Léo est lui aussi un personnage intéressant. Il pourrait représenter chacun d'entre nous, aveuglé par l'utopie du nouveau monde qu'il imaginait et la réalité. Malgré tout, Léo est un homme loyal, protecteur mais animé d'une rage folle. Néanmoins, les sentiments qu'il nourrit pour Diane vont lui permettre de se surpasser.
 
La plume de l'auteur permet vraiment de nous plonger dans la cité verte qu'il a imaginé. Les descriptions sont présentes sans alourdir le texte, bien que certains passages notamment au début sont un peu longs. L'ambiance avant le grand changement dans ce roman est celle de tous les jours en France. Une vie un peu terne, métro boulot dodo. Après le coma de Diane, l'ambiance est en apparence plus heureuse en tout cas dans la cité principale. Dès que l'on en passe les frontières, tout change. Le roman se fait plus froid, plus cruel. Ce changement d'ambiance m'a permis de vraiment me plonger dans ce one-shot.
 
 Pour conclure, Un monde pour Clara est en marge des thèmes abordés par les auteurs et c'est ce qui en fait sa force. L'auteur a vraiment bichonné son histoire, pour que le lecteur puisse s'y identifier un maximum. Mais ce n'est pas juste un livre à lire pour passer le temps, Jean-Luc Marcastel nous pousse à réfléchir sur nos propres vie et sur notre modèle actuel de consommation.
 
Ma Note : 15/20